À la rencontre des sportives

Harmonie Mutuelle Semi de Paris : Marion pour une première à domicile

« Courir me permet à la fois de tout vider et de tout remplir, à l'image du cycle de la respiration très important en course »

Benoit Pelegrin
19.08.2021

À 26 ans, Marion s’apprête à courir son premier semi-marathon à l’occasion de l’Harmonie mutuelle Semi de Paris le 5 septembre. Malgré des débuts difficiles, la course à pied est devenu petit à petit une réelle passion pour la Parisienne, ancienne danseuse. Et elle le fait bien savoir à sa communauté sur les réseaux sociaux. 

La rencontre entre Marion et la course à pied se fait dans la douleur. Blessée à la hanche il y a cinq ans, la jeune femme est contrainte d’abandonner du jour au lendemain son sport de prédilection, la danse. Après 17 ans face au miroir et à la barre, en classique et modern jazz. Son médecin lui donne peu de consignes quant à une nouvelle pratique. Charge à elle de trouver une discipline qui n’occasionne pas de douleurs, ni pendant, ni après. La sportive teste « à peu près tout ». La course à pied arrive « par hasard, un jour où je voulais me vider la tête », reprend-elle. « Au début je faisais des petites distances, de l’ordre de trois ou quatre kilomètres, sans que ça me plaise trop. J’étais encore marquée par les affreux souvenirs des séances d’endurance au collège et au lycée. » Mais l’envie se fait de plus en plus forte et la course devient non plus un loisir comme un autre mais son nouveau sport principal « C’est en pratiquant que j’ai trouvé de l’intérêt à la course », raconte la parisienne, « et maintenant j’en suis mordue. »

Course aux followers

Marion allonge petit à petit les distances, à cinq puis dix kilomètres. Elle franchit un cap important l’an dernier à l’occasion des 20 kilomètres connectés de Paris, qu’elle boucle en moins de deux heures. Une prouesse pour celle qui n’a alors jamais dépassé la distance de douze kilomètres et qui se blesse pendant sa préparation. Pour préparer l’Harmonie mutuelle Semi de Paris, Marion ajoute cet été un entrainement supplémentaire à ses deux hebdomadaires habituels. Six à neuf kilomètres le mercredi et le vendredi à l’heure de sa pause déjeuner, plus une sortie plus longue le dimanche. La proximité de son bureau avec le bois de Boulogne, à Paris, ainsi que la présence parmi ses collègues de coureurs chevronnés, sont autant de facteurs de motivation. L’objectif le 5 septembre ? Rester sous les deux heures. Ses followers n’en manqueront pas une miette, eux qui peuvent suivre sa préparation sur les réseaux sociaux. Influenceuse beauté/mode/lifestyle à ses heures perdues sous le pseudonyme de bemarionnette, la sportive a même été repérée par Nike pour assurer la promotion pendant trois mois de la brassière « motion bra adapt ». Son compte prend alors une tournure plus sport, qu’il ne lâchera plus.

Se vider la tête

Le choix de Paris, sa ville de cœur, s’est imposé naturellement. Marion s’entraîne d’ailleurs une fois par semaine dans la capitale, mesurant à chaque fois la chance d’un tel décor pour ses foulées. Loin du syndrome de Stendhal, courir lui « permet à la fois de tout vider et de tout remplir, à l’image du cycle de la respiration très important en course », explique la sportive. « La course permet de réfléchir et à coté de vider complètement la tête, même si ça parait un peu contradictoire dit comme ça. » Si le rôle était essentiellement celui d’un défouloir au début, aussi pour digérer l’abandon aussi soudain que contraint de la danse, courir lui permet de plancher sur des questions professionnelles ou personnelles, voire se cultiver à l’écoute de podcasts. En plus de de se maintenir en forme et de garder la ligne. « Courir c’est aussi revenir galvanisée, plus posée, plus calme, et sereine», conclut-elle. En attendant de renouer avec l’ambiance et la frénésie du collectif, enfin, le 5 septembre.

Cet article s’inscrit dans une série de 10 portraits de femmes qui prendront le départ pour l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris.

Propos recueillis par Benoit Pelegrin

Benoit Pelegrin
19.08.2021
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à notre rédaction.