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Jeux olympiques 2022 : ce qu’il faut savoir avant la cérémonie d’ouverture

Ludivine Ducellier
02.02.2022

Six mois après les Jeux d’été de Tokyo, Beijing 2022 se prépare dans une ambiance toujours dominée par la Covid-19. Bulle sanitaire, vente de billets au public interdite, la Chine se barricade pour éviter que la pandémie ne vienne gâcher la fête. Vendredi, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, la compétition sera officiellement lancée pour les 2 900 athlètes engagé·e·s. Voici ce qu’il faut savoir avant le début des 24èmes Jeux.

 

L’édition la plus équilibrée entre les sexes

45. C’est le pourcentage de femmes engagées dans la compétition cette année. Du jamais vu pour des Jeux d’hiver. Il y a quatre ans, Pyeongchang réunissait 41 % d’athlètes féminines. Au total, elles seront 1 314 à s’élancer à Pékin. Côté français, 37 sportives sont enregistrées sur une délégation de 87 participant·e·s. La représentation des LGBTQI+ pourrait aussi atteindre des records. Au moins 35 athlètes gays, lesbiennes, bisexuel·le·s, transgenres, queer, pansexuel·le·s ou non-binaires concourront. Deux fois plus qu’en 2018.

Deux nouvelles disciplines au programme

Toujours dans l’optique d’une plus grande parité entre hommes et femmes, les Jeux de Pékin compteront le plus grand nombre d’épreuves féminines jamais organisées (47 %). Deux d’entre elles ont été déplacées au quinzième jour pour augmenter le nombre d’heures de sport féminin à la veille de la cérémonie de clôture. Autre nouveauté : quatre épreuves par équipe mixte et deux nouvelles disciplines feront leur apparition : le monobob (bobsleigh) et le Big Air en ski acrobatique, catégories dans lesquelles la France a des chances de médailles, avec quatre Françaises engagées.

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Records à battre

Dans les records potentiels, trois sportives sont à surveiller. À commencer par la patineuse de vitesse Ireen Wüst. La Néerlandaise de 35 ans, quintuple médaillée d’or, pourrait devenir l’athlète olympique encore en activité la plus décorée de l’histoire. Le record à battre est pour l’heure détenu par la fondeuse norvégienne Marit Bjorgen (seize médailles dont huit en or). Et ce n’est pas tout : en cas de nouvelle consécration olympique, Ireen Wüst serait également la première femme à remporter l’or sur cinq éditions consécutives.

En patinage artistique, Kamila Valieva, 15 ans, pourrait, elle aussi, inscrire son nom dans l’histoire des Jeux. Après son titre de championne d’Europe décroché en janvier dernier, la Russe fait figure de favorite pour ses premiers Jeux. En cas de victoire, elle intégrerait le top 5 des plus jeunes médaillées d’or dans une épreuve individuelle. Un exploit sportif déjà réalisé par sa compatriote Alina Zagitova, championne olympique il y a quatre ans.

Ester Ledecka renouvellera-t-elle sa prouesse réalisée en 2018 à Pyeongchang ? La snowboardeuse et skieuse tchèque était devenue la première sportive à remporter l’or dans deux disciplines différentes aux Jeux d’hiver. Un objectif à nouveau fixé cette année, puisque Ester Ledecka est alignée dans les deux catégories.

Quinze médailles, pas une de moins  

Emmenée par Tessa Worley et Kévin Rolland, la délégation française espère battre, ou au moins égaler, son record de 15 médailles décrochées à Pyeongchang. Chez les athlètes féminines, cinq unités au compteur : une en or, deux en argent et en bronze. Le relais mixte de biathlon était également monté sur la plus haute marche du podium et le duo Papadakis-Cizeron avait terminé à la deuxième place.

Les chances de médailles françaises

Si la délégation française a réduit la voilure cette année (21 athlètes en moins), les chances de médailles n’en sont pas pour autant impactées. À commencer par le ski acrobatique et la championne olympique en titre Perrine Laffont. L’Ariégeoise de 23 ans sera la première à entrer en lice ce jeudi pour les qualifications en ski de bosses. L’objectif : signer un doublé historique. En slopestyle/big air, Tess Ledeux a une revanche à prendre. Eliminée dès les qualifications pour ses premiers jeux à Pyeongchang, la skieuse est de retour avec un bagage plus que solide. En janvier dernier, la numéro 1 mondiale de Big Air devenait la première femme à réaliser un double cork 1620 (double rotation verticale désaxée couplée à 4,5 tours sur elle-même) en compétition. Décrochant par la même occasion l’or aux Winter X Games, avant de signer un doublé le lendemain en slopestyle.

Statut de favorites également : Julia Simon, Anaïs Chevalier-Bouchet, Anaïs Bescond et Justine Braisaz (biathlon). Sur les quatre premiers relais de l’hiver, le quatuor a signé une victoire et une troisième place. Idem pour le snowboard avec Julia Pereira de Sousa Mabileau, médaillée d’argent il y a quatre ans, ou encore en ski cross porté par Jade Grillet Aubert et Alizée Baron, toutes les deux dans le top 5 en Coupe du monde.

Tessa Worley (ski alpin) et le duo Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (danse sur glace) peuvent aussi rêver de la plus haute marche du podium.

En revanche, le suspense reste total pour les chances de médaille de Margot Boch et Clara Senechal. Le duo disputera ses premiers jeux en bobsleigh à deux. Les Savoyardes ont commencé à écrire l’histoire en devenant les premières femmes à porter les couleurs de la France aux JO dans cette discipline. Les rêves de podium sont permis…

 

Crédit photos : Adobestock 

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Ludivine Ducellier
02.02.2022

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