Victorie Guilman
À la rencontre des sportives

Victorie Guilman, des ballerines au cyclisme professionnel

Mejdaline Mhiri
21.11.2018

Comme beaucoup, Victorie Guilman a découvert « son sport » grâce à la ferveur familiale. « Mes parents, mes grands-parents et mon frère faisaient du vélo, partage la jeune fille. Du coup, j’ai commencé à 6 ans. Et chaque année, je progressais. » Une passion à laquelle la Charentaise s’adonne en parallèle des pirouettes, pointes et autres tours piqués réalisés face au miroir. « J’ai fait de la danse classique pendant 14 ans. Mais je n’ai jamais prétendu rentrer à l’Opéra de Paris ou quelque chose comme ça. J’adorais le Lac des Cygnes, c’est quand même la base…Sauf que je n’ai jamais trouvé dans la danse l’esprit de compétition que j’affectionne dans le cyclisme. »

La locale de l’équipe

Au placard les ballerines et justaucorps, les casques et les maillots moulants sont désormais de mise. Créée en 2006, l’équipe FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope lui fait du pied. Quand la sportive comprend qu’un avenir est envisageable, Victorie Guilman se décide. « Comme je suis du coin, je les vois courir depuis toute jeune. Ca m’a donné envie. J’ai rêvé d’intégrer cette équipe. Je suis fière de porter les couleurs de la région.» L’Angoumoisine, benjamine du groupe du haut de ses 22 ans, rejoint l’unique formation professionnelle féminine de l’hexagone.

« Je suis là pour épauler les leaders en montagne, je continue d’apprendre. Bien sûr, j’aimerais être leader un jour mais pour l’instant ce n’est pas ce qui me préoccupe. Chaque chose en son temps. Je dois passer un palier sur l’aspect sportif et j’espère obtenir le statut de professionnel plus tard. Pour l’instant, je suis encore étudiante, » raconte celle qui affectionne les bosses et les ascensions.

Priorité au vélo

« Je dois m’améliorer sur le contre-la-montre. L’effort solitaire me plaît moins, je dois travailler là-dessus, reconnait Victorie Guilman.  A l’entraînement, c’est l’inverse. J’ai un coach qui me guide tout au long de la saison et pendant les séances, je préfère avancer seule. » Titulaire d’une licence de droit depuis mai dernier, la puncheuse qui souhaitait rejoindre la police ou la gendarmerie, envisage différemment son parcours depuis que sa discipline se professionnalise. « J’ai postulé pour un master à distance, pour me permettre de concilier plus facilement. Aujourd’hui, je me concentre sur le vélo et sur mon rôle d’équipière au niveau international. Si je peux remporter des Coupes de France au niveau national, je le ferai…»

 

Crédit photo : Thomas Maheux 
Mejdaline Mhiri
21.11.2018

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