À la rencontre des sportives

Odile Diagana investie pour le sport de haut niveau comme pour la pratique du plus grand nombre

Benoit Pelegrin
23.01.2021

L’ancienne athlète de haut-niveau Odile Diagana, aujourd’hui vice-présidente du club d’athlétisme Nice Côte d’Azur, coordinatrice générale d’Azur Sport Santé et élue au sein de la Fédération française d’athlétisme (FFA), milite pour les effets bénéfiques sur la santé de son sport de cœur.

La « grande histoire d’amour » entre Odile Diagana et l’athlétisme commence vers l’âge de dix ans. Complète et intéressée par la plupart des disciplines, elle s’oriente vers les épreuves combinées et grimpe rapidement du niveau départemental à l’équipe de France, qu’elle intègre en 1986. Au fil de ses records et victoires en compétition, l’adolescente timide s’ouvre et gagne en confiance sur tous les terrains. La championne participe ensuite aux Jeux olympiques de Barcelone – qualifiée pour l’heptathlon, elle y bat son record personnel – mais se voit contrainte de stopper sa carrière sportive en 1996 après de nombreuses blessures. « Je ne souhaitais pas pour autant m’éloigner du monde du sport, se souvient-elle. Je voulais continuer à m’investir. » Au service des revendications des athlètes d’abord, en participant à la création du Groupement des athlètes français. Puis très vite comme élue au comité directeur de la Fédération française d’athlétisme (FFA) avant de prendre en main, après avoir exercé des fonctions analogues dans le privé, sa communication au début des années 2000.

Aller mieux

« Ces différents rôles et statuts au sein de la FFA m’ont permis de comprendre assez tôt comment fonctionnait cette organisation complexe, composée avant tout de passionnés », explique Odile Diagana. Elle y promeut la pratique de l’athlétisme sous toutes ses formes : dans l’enceinte et hors du stade, orienté vers la performance comme vers la forme… Et c’est sur ce dernier point qu’elle choisit de se concentrer à partir de 2007. Au moment où elle quitte la vie parisienne pour le sud de la France, elle conçoit avec son mari un programme réunissant médecins, coachs et experts autour du sport-santé. « La pratique de l’athlétisme orienté vers la forme et la santé, sujet sur lequel j’avais travaillé au sein de la FFA l’année précédente mais que j’ai eu aussi à vivre moi-même, me passionne », raconte la championne. « Elle permet de mettre à profit notre sport et de l’utiliser comme un véritable outil thérapeutique non médicamenteux. » Une arme adaptée à nombre de pathologies chroniques, cardiaques, diabètes…

On dirait le sud

Un peu nostalgique des terrains, Odile Diagana se rapproche en parallèle du club d’athlétisme Nice Côte d’Azur, près de son nouveau lieu de résidence, d’abord pour y assurer des entraînements. Elle intègre ensuite son conseil d’administration avant d’en devenir la vice-présidente, poste qu’elle occupe aujourd’hui. En son sein la sportive organise, imagine, innove, pour le haut niveau comme au profit de la pratique du plus grand nombre. La dernière en date ? Des entraînements dédiés aux famille le samedi matin, où pouvaient se presser avant la crise sanitaire jusqu’à 200 personnes, toutes classes d’âge confondues. Si elle a temporairement mis sous cloche ces sessions, la pandémie aura cependant permis à Odile Diagana de casser un des derniers freins pour se présenter à nouveau sur la liste d’André Giraud : la distance du siège parisien, notamment grâce à l’usage désormais massif de la visioconférence. Sur le fond, les nombreux défis, la perspective de la prochaine olympiade cette année puis la suivante en 2024 à Paris sont autant de challenges passionnants. « Je n’ai pas été dure à convaincre », admet bien volontiers la championne en souriant.

Propos recueillis par Benoit Pelegrin

Benoit Pelegrin
23.01.2021
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