Dossier

Le sport, outil d’emancipation des filles et des femmes à travers le monde

La Redaction
29.05.2019

Lundi 27 mai, think tank Sport et Citoyenneté organisait une conférence internationale sur l’émancipation des filles par le sport qui a réuni plus de 130 personnes. L’occasion de présenter leur ouvrage sur le sujet et de débattre avec de nombreux intervenants : porteurs de projets, fondations, entreprises, médias, sociologue, sportives et sportifs… et public.
La place des femmes dans le sport, un enjeu social et sociétal

Les échanges ont porté notamment sur les multiples enjeux de l’émancipation des femmes par le sport : rapport au corps, lutte contre toutes formes de discriminations, égalité des sexes, impact social et sociétal, retour à l’emploi… Céline Mas, Présidente d’ONU Femmes France, a rappelé que « le sport est reconnu comme un outil de progrès » au niveau international par les Nations Unies.
« Il faut déconstruire les préjugés, les inégalités construites » pour Gaëlle Sempé-Huard, maître de conférence en sociologie et en Staps à l’Université de Rennes 2 et membre du Comité Scientifique de Sport et Citoyenneté. Cela passe notamment par l’éducation dès le plus jeune âge.
Mise en lumière de projets vertueux à travers notre ouvrage
Alors que l’accès aux droits et aux ressources est dénié aux filles et aux femmes partout dans le monde, l’ouvrage « Le sport, outil d’émancipation des filles et des femmes à travers le monde », écrit par notre Directrice des études Marie-Cécile Naves, en collaboration avec la Fondation CHANEL, met en lumière onze bonnes pratiques promouvant leur émancipation par ou dans le sport.

Des porteurs de ces initiatives vertueuses sont venus les présenter : Laurence Fischer, Fondatrice de l’association «Fight for Dignity» Clément Rémond, Coprésident du comité de Seine-Saint-Denis de la FSGT, «Une éducation physique et sportive émancipatrice en Palestine», Yianny Ioannou, Directeur des opérations de «Tackle Africa» et Candice Prévost, Ancienne footballeuse internationale, responsable du projet «Little Miss Soccer».
Quel héritage après la Coupe du Monde féminine de football ?
L’enjeu de l’héritage des prochains GESI sur cette question de la place des femmes dans le sport est important. La Coupe du Monde féminine de la FIFA et les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 doivent servir de catalyseurs. Les médias ont un rôle à jouer pour changer le regard sur le sport féminin. Vincent Rodriguez, directeur des Sports de Radio France, a souligné le dispositif important mis en place par le groupe pour la Coupe du Monde. « En 2024, nous souhaitons qu’il y ait autant de femmes que d’hommes qui participent aux Jeux, mais aussi que le public soit mixte », a précisé Iris Bazin, manager Opportunités pour tous de Paris 2024.
Il faudra continuer à promouvoir le sport féminin après ces GESI et rendre visibles les projets vertueux partout dans le monde.

Les hommes doivent aussi s’emparer de ce sujet. L’ancien footballeur et consultant Vikash Dhorasoo et Pierre Rabadan, conseiller sport de la Maire de Paris, ont rejoint hier le mouvement HeForShe pour l’égalité femmes-hommes. Notre directeur Julian Jappert en fait également partie.
Suite à cette conférence, notre think tank Sport et Citoyenneté va continuer à travailler sur ce sujet , notamment :
– en réalisant des études de benchmark et des actions de plaidoyer
– en participant à la mesure de l’impact sociétal du sport
– en aidant au développement des associations actives
– en rendant accessible des travaux scientifiques pour les mettre à disposition des décideurs

La Redaction
29.05.2019